🕑 Mise à jour : 27 avril 2026

Passer de VTC à Taxi

passer de chauffeur VTC à chauffeur de taxi
passer de chauffeur VTC à chauffeur de taxi
 
L’essentiel à retenir
  • La passerelle permet d’obtenir la carte taxi sans repasser l’examen complet. Avec seulement deux modules théoriques et épreuve pratique), vous capitalisez sur votre expérience VTC pour débloquer de nouveaux droits.
  • Devenir taxi, c’est s’affranchir de la dépendance aux applications. Vous gagnez l’accès aux couloirs de bus pour gagner du temps, à la maraude et aux stations pour supprimer les commissions, ainsi qu’au transport médical conventionné (CPAM).
  • Le taxi repose sur la licence (ADS) qui peut être cessible, gratuite, ou en location-gérance.

Vous êtes chauffeur VTC ? La passerelle VTC Taxi vous permet d’élargir votre offre et de faire évoluer votre carrière. En combinant l’activité VTC et celle du taxi, vous pouvez répondre à une demande plus large et augmenter vos revenus. BVTC vous explique tout sur la passerelle VTC Taxi pour vous aider dans cette transition.

Qu’est-ce que la passerelle VTC Taxi ?

La passerelle VTC-Taxi reconnaît votre expérience sur le terrain et vous permet de devenir chauffeur de taxi sans avoir besoin de suivre l’intégralité de la formation et de l’examen.

Si vous justifiez d’un an d’activité minimum, vous n’avez qu’à valider deux modules spécifiques d’examen pour devenir chauffeur de taxi. Ce raccourci permet aux chauffeurs ambitieux de cumuler le meilleur des deux mondes. Avec la passerelle VTC Taxi, vous pouvez diversifier votre offre.

Les avantages de la passerelle VTC à Taxi

Passer de VTC à taxi comporte de nombreux avantages.

La licence : un actif concret à revendre

En VTC, votre seul outil de travail, c’est votre voiture, un bien qui perd de la valeur chaque jour. Le taxi change la donne. Avec une licence (ADS), vous investissez. C’est un actif que vous pourrez revendre le moment venu, et qui vous offre une sécurité financière et une stabilité que le statut de VTC ne peut pas vous garantir sur le long terme.

Diversification des revenus

En devenant chauffeur de taxi, vous faites sauter les verrous de votre activité. La passerelle vous permet de devenir un couteau suisse du transport. Urgences médicales, courses express de quartier ou longs transferts, réservations immédiates dans la rue ou via vos applications habituelles…Toutes les portes vous sont ouvertes !

Des revenus immédiats sans commission

En devant taxi, vous ne dépendez plus des plateformes VTC. Vous avez le droit de charger un client dans la rue ou de vous positionner dans les files d’attente des gares et des aéroports. C’est une source de revenus immédiate, sans commission des plateformes, qui vient compléter vos réservations classiques. Plus besoin d’attendre le client, c’est lui qui vient à vous !

Le privilège des voies de bus

En tant que VTC, vous subissez les bouchons au même titre que n’importe quel automobiliste, ce qui réduit votre rentabilité horaire. Devenir taxi vous permet d’utiliser les couloirs de bus. Vous bouclez vos courses plus vite et vous enchaînez plus de trajets sur une même amplitude horaire.

Les conditions pour accéder à la passerelle VTC Taxi

Pour passer de VTC à taxi, voici les conditions à remplir :

  • Être titulaire du permis B en cours de validité
  • Avoir réussi l’examen VTC organisé par la CMA  depuis moins de 3 ans
  • Ne pas avoir fait l’objet d’un retrait de carte VTC dans les 10 dernières années
  • Avoir un casier judiciaire vierge (bulletin n°2)
  • Passer un examen médical auprès d’un médecin agréé

 
Attention

Si vous avez passé l’examen VTC depuis plus de 3 ans, vous ne pouvez pas accéder à la passerelle. Vous devez passer l’examen taxi dans son intégralité.

L’examen passerelle VTC Taxi

Puisque vous détenez déjà une carte professionnelle VTC, l’État reconnaît vos connaissances et vos compétences. L’objectif est de valider uniquement ce qui concerne le taxi. C’est un format condensé, conçu pour ne pas faire perdre de temps à ceux qui sont déjà sur le terrain.

L’examen théorique

Comme pour l’examen VTC, ce sont des questionnaires à choix multiples (QCM). Vous serez évalué sur deux modules :

  • Module 5 F (T) Connaissance du territoire et de la réglementation locale (20 minutes)
  • Module 7 G (T)  Réglementation nationale de l’activité TAXI et gestion propre à cette activité (30 minutes)

 
Le conseil de BVTC

Les erreurs viennent souvent d’une lecture trop rapide ou d’une confusion entre les anciennes règles VTC et les nouvelles obligations taxi. Révisez avec les annales, entraînez-vous et bétonnez votre gestion commerciale (facturation, comptabilité) pour ne pas vous faire piéger par des questions de bon sens qui cachent des pièges réglementaires.

L’examen pratique

C’est un parcours de conduite de 20 minutes en tant que chauffeur taxi. L’examinateur se glisse dans la peau d’un client et observe votre comportement. Les modules sont :

  • Module A : préparation et réalisation du parcours
  • Module B : sécurité et souplesse de la conduite et respect du code de la route
  • Module C : prise en charge et relation client ; capacité à apporter des informations à caractère touristique
  • Module D : facturation et utilisation des équipements spéciaux

Les objectifs de la formation passerelle VTC Taxi

L’objectif de cette formation est de vous transmettre les outils réglementaires et techniques indispensables pour exercer sereinement votre nouvelle activité de taxi :

  • Maîtrise de la voie publique et des équipements : les règles précises de prise en charge des clients sur la rue et l’utilisation du domaine public. Cela inclut la manipulation des équipements obligatoires, comme le taximètre et le terminal de paiement.
  • Cadre réglementaire et administratif : vos nouvelles obligations (formation continue, assurance spécifique au transport de personnes) ainsi que les conditions d’accès à la profession. Vous saurez également distinguer le rôle des différents intermédiaires du secteur.
  • Tarification et gestion locale : la réglementation nationale et locale, le fonctionnement des autorisations de stationnement (ADS) et le calcul précis des tarifs d’une course, qui diffèrent totalement du modèle VTC.
  • Contrôles et accueil spécifique : les agents habilités à vous contrôler sur route ou en entreprise et les règles d’accueil et de prise en charge des personnes à mobilité réduite

Les différences entre les métiers de chauffeur VTC et chauffeur Taxi

En passant de VTC à taxi, les règles du jeu évoluent. Pour bien saisir l’opportunité de la passerelle, il faut comprendre ce qui sépare ces deux métiers

La prise en charge

La différence majeure, c’est la maraude. En tant que VTC, vous ne travaillez que sur réservation préalable. Impossible de charger un client qui vous fait signe sur le trottoir. Le taxi, lui, peut être héler n’importe où et dispose de places de stationnement réservées (les stations). C’est un accès direct au flux, sans dépendre d’une connexion internet ou du bon vouloir des plateformes VTC.

La tarification

Le prix d’une course VTC est libre, souvent fixé par une application, et connu à l’avance. Le tarif du taxi, lui, est réglementé par l’État et calculé en temps réel par le taximètre. Pas de mauvaises surprises liées à une majoration soudaine, mais des tarifs préfectoraux fixes (A, B, C, D) qui garantissent une rémunération stable et protégée, peu importe la demande.

Le véhicule et ses privilèges

Visuellement, le taxi se distingue par son enseigne lumineuse sur le toit et son compteur horokilométrique. Mais le vrai luxe, c’est l’accès aux voies de bus qui permet au taxi de circuler avec bien plus de fluidité.

La nature de la clientèle

Le VTC attire souvent une clientèle connectée, habituée au tout-digital. Le taxi, de son côté, capte une audience plus large : passagers en gares et aéroports, clients de rue, mais aussi et surtout le transport conventionné (CPAM). C’est une différence majeure : le taxi peut transporter des malades assis pour des rendez-vous médicaux, une activité que le VTC ne peut pas légalement pratiquer.

La licence taxi

L’Autorisation de Stationnement (ADS), qu’on appelle aussi licence ou « plaque », est indispensable pour exercer le métier de taxi. Dans le VTC, la carte professionnelle suffit, mais le taxi, lui, doit obligatoirement être rattaché à une ADS pour avoir le droit de marauder et d’utiliser les stations.

D’un côté, il y a les licences dites « cessibles ». Ce sont les plaques anciennes que vous pouvez acheter à un collègue qui part à la retraite, par exemple. C’est un investissement lourd, certes, mais c’est un capital que vous pourrez revendre plus tard, souvent avec une plus-value. C’est votre assurance vie de fin de carrière.

De l’autre, il y a les licences gratuites délivrées par les mairies. Si l’économie est évidente à l’entrée, sachez qu’elles sont strictement personnelles : vous ne pourrez jamais les vendre. Il faut s’inscrire sur une liste d’attente, parfois très longue, et renouveler son droit tous les 5 ans.

Pour ceux qui ne veulent pas attendre ou investir, la location-gérance est la solution idéale. Vous louez la plaque (et souvent le véhicule équipé) à un titulaire ou une société. Cela permet de tester le marché avant de devenir propriétaire de son propre numéro.

🕑 Article Publié le 18 décembre 2024
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