Vous préparez l’examen pour devenir chauffeur VTC ? Alors vous avez sûrement entendu parler de l’épreuve de réglementation nationale, qui est l’une des plus redoutées par les candidats.
Beaucoup font l’erreur de sous-estimer cette matière et pensent que quelques notions de bon sens suffiront. C’est un calcul très risqué ! Avec un coefficient 3 et une note éliminatoire de 6/20 à l’examen VTC, cette épreuve n’est pas là pour tester votre culture générale, mais votre capacité à exercer sans mettre votre entreprise et votre permis en péril.
Chez BVTC, nous accompagnons les futurs entrepreneurs VTC vers la réussite. Voici tous nos conseils pour réviser et valider cette épreuve stratégique.
Pourquoi une épreuve de réglementation nationale ?
Le métier de chauffeur VTC est né d’une volonté de moderniser le transport de personnes, mais il reste extrêmement encadré pour éviter une concurrence déloyale avec les taxis. L’État veut s’assurer que chaque nouveau chauffeur connaît la limite exacte de ses droits.
La réglementation nationale est d’une des 7 épreuves obligatoires de l’examen théorique VTC et se concentre spécifiquement sur les règles propres aux VTC.
Elle s’intègre parmi les autres épreuves de sécurité routière, transport public particulier de personnes, gestion, développement commercial, français et anglais. C’est seulement après avoir validé tous ces modules que vous accédez à l’examen pratique.
L’épreuve de réglementation nationale dure 20 minutes et mélange des QCM et des questions à réponses courtes. Le piège, c’est la précision. On ne vous demande pas de l’à-peu-près mais la règle exacte, au chiffre près.
Ce que vous devez retenir pour l’épreuve de réglementation nationale de l’examen VTC
Pour ne pas vous éparpiller, nous vous conseillons de segmenter les révisions en 3 grands thèmes. C’est la méthode que nous appliquons chez BVTC pour garantir un apprentissage structuré.
1. Le cadre légal du véhicule

Votre voiture est votre outil de travail, mais c’est aussi un objet de réglementation. Vous serez interrogé sur ses caractéristiques :
- La puissance et les dimensions : un VTC doit faire plus de 4,50 m de long et avoir une puissance moteur supérieure à 84 kW
- L’âge du véhicule : la règle des 6 ans maximum est un classique de l’examen. Retenez bien l’exception : elle ne s’applique pas aux véhicules hybrides et électriques
- La signalétique : les fameuses vignettes rouges (macarons). Vous devez savoir qu’elles doivent être apposées à l’avant et à l’arrière, de manière inamovible
2. Les obligations du chauffeur et de l’exploitant
On touche ici à votre statut. L’examen vérifie que vous comprenez le fonctionnement administratif du métier :
- L’assurance : on vous attendra sur la distinction entre l’assurance du véhicule et la Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro Exploitation)
- La carte professionnelle : sa validité est de 5 ans. Elle est délivrée par la préfecture de votre domicile (ou de la préfecture de police à Paris)
- Le registre des VTC (REVTC) : c’est l’instance où votre entreprise doit être enregistrée. Ce n’est pas une option, c’est une obligation légale pour pouvoir exercer
3. Le déroulement d’une prestation

C’est souvent ici que les candidats perdent des points par manque de rigueur sur les termes attendus.
- Le retour à la base : c’est une obligation spécifique. Entre deux courses, si vous n’avez pas de réservation immédiate, vous devez retourner au siège de votre entreprise ou stationner dans un lieu hors de la chaussée (parking privé)
- La réservation préalable : c’est la règle d’or. Un VTC ne peut pas charger un client s’il n’a pas de preuve de réservation (le « bon de réservation »)
QCM et QRC : la stratégie pour ne pas se faire piéger à l’examen
Les questions de la CMA sont réputées pour leurs nuances. Un seul mot peut changer la validité d’une réponse.
Dans les QCM, méfiez-vous des formulations trop restrictives. Si une question propose « Le chauffeur VTC peut stationner n’importe où », la réponse est évidemment non. Mais si elle propose « Le chauffeur peut stationner sur la voie publique uniquement s’il justifie d’une réservation », c’est là que votre précision fera la différence.
Pour les QRC, soyez synthétique mais complet. Si on vous demande les mentions obligatoires d’un ticket ou d’une facture, ne donnez pas d’exemples flous. Citez les éléments légaux : nom de l’entreprise, date, heure, prix total TTC.
Les 3 erreurs fatales à éviter le jour J
- Confondre les autorités : ne confondez pas la CMA (qui organise l’examen) avec la préfecture (qui gère les cartes pro) ou le ministère des transports
- Négliger les sanctions : l’examen pose souvent des questions sur ce que vous risquez. Exercer sans carte pro ou faire de la maraude peut entraîner des amendes allant jusqu’à 15 000 € et des peines de prison. Les examinateurs veulent voir que vous avez conscience de la gravité de ces infractions
- Oublier les mises à jour : la réglementation évolue. Par exemple, les règles sur le temps de repos ou les nouvelles normes environnementales (ZFE) entrent progressivement dans les banques de questions
Exemples de questions posées à l’épreuve de réglementation nationale
Pour ne pas être déstabilisé le jour J, voici des exemples types, directement issus de nos bases d’entraînement chez BVTC.
Exemple de Question à Choix Multiples (QCM)
Ces questions peuvent avoir une ou plusieurs bonnes réponses.
Question : quelles sont les caractéristiques techniques obligatoires d’un véhicule VTC (hors exceptions hybrides/électriques) ?
A) Une puissance moteur minimale de 84 kW.
B) Une ancienneté maximale de 10 ans.
C) Une longueur minimale de 4,50 mètres.
D) Une capacité de transport de 1 à 7 places.
La réponse : les réponses A et C. Pourquoi ? L’ancienneté est de 6 ans (et non 10) et la capacité de transport va jusqu’à 9 places (chauffeur compris). C’est typiquement le genre de piège sur les chiffres qui peut vous faire perdre des points.
Question : l’inscription au registre des exploitants VTC donne lieu à :
A) la publication au bulletin officiel
B) la délivrance d’un diplôme
C) la publication du nom de l’entreprise dans la liste des exploitants sur le site du Ministère
D) la délivrance d’une attestation d’inscription
La réponse : C et D
Exemple de Question à Réponse Courte (QRC)
Ici, pas de propositions. C’est à vous de rédiger la réponse de manière précise.
Question : quelle démarche faut-il entreprendre pour pouvoir exploiter un véhicule électrique dérogeant aux caractéristiques techniques imposées aux véhicules VTC?
Réponse attendue : il n’y a pas de démarche car un véhicule électrique n’a pas besoin de respecter des caractéristiques techniques pour être utilisé par un chauffeur VTC.
Question : citez les trois éléments constitutifs du montant affiché sur le compteur horokilométrique.
Réponse attendue : Tarif appliqué, prise en charge et suppléments
Comment bien se préparer à l’épreuve de réglementation nationale avec BVTC ?
L’épreuve de réglementation nationale exige de la rigueur, de la précision et une bonne compréhension du cadre légal français. Elle peut paraître impressionnante au premier abord, mais avec une bonne préparation, vous pouvez la réussir sans difficulté.
Vous voulez mettre toutes les chances de votre côté ? Rejoignez la BVTC Académie. Nos formations intègrent des modules spécifiques sur la réglementation, avec des questions types et des corrigés détaillés pour que le jour J, vous soyez prêt à répondre à n’importe quelle question.
Voici comment nous vous préparons à la victoire :
- Plateforme de cours en ligne : apprenez n’importe où, n’importe quand
- Examens blancs : nos simulations reprennent le format exact de la CMA, pour tester vos connaissances
- Fiches de révision : nous avons résumé l’essentiel dans des fiches claires, idéales pour retenir les points importants
- Masterclasses exclusives : accédez à des cours approfondis animés par nos experts
- Sessions de révision intensives : pour poser vos questions en direct, clarifier les points d’ombre et bénéficier de l’énergie d’un groupe motivé