Vous êtes ou souhaitez devenir chauffeur de taxi ? Créer une entreprise en SASU peut être une excellente manière de lancer votre activité de façon structurée, souple et professionnelle. Ce statut juridique attire de plus en plus de taxis pour ses nombreux avantages fiscaux et sociaux. Voici le guide complet pour comprendre les étapes, les obligations, et faire le bon choix.
Pourquoi choisir le statut SASU pour devenir chauffeur de taxi ?
Opter pour une SASU lorsqu’on est chauffeur de taxi, c’est choisir un statut souple et protecteur. Ce type de société permet de limiter la responsabilité financière au montant des apports, contrairement au statut d’artisan. En tant que président de la SASU, vous bénéficiez également d’une image plus professionnelle vis-à-vis des clients et des partenaires, ce qui peut être un avantage stratégique.
La gestion y est facilitée : vous pouvez vous verser une rémunération ou opter pour une absence de rémunération en début d’activité, pour limiter les charges. La SASU permet aussi de déduire ses frais professionnels, ce qui allège la fiscalité. Enfin, en cas de croissance, ce statut juridique est plus simple à faire évoluer qu’une entreprise individuelle.
Bon à savoir : Ce statut est particulièrement adapté si vous souhaitez démarrer seul, tout en gardant la possibilité de transformer votre SASU en SAS avec d’autres associés à l’avenir.
Étapes pour créer une société de taxi en SASU
Définir l’objet social et rédiger les statuts
La première étape de la création d’une société de taxi est de rédiger les statuts. L’objet social doit impérativement mentionner le transport de personnes à titre onéreux. Il est également possible d’inclure une activité de VTC si vous souhaitez diversifier vos prestations (chauffeur privé, transferts aéroport, etc.).
Les statuts doivent être précis, car ils encadrent les règles de fonctionnement de la SASU : pouvoir du président, répartition des bénéfices, modalités de dissolution… Il est fortement recommandé de se faire accompagner par un comptable ou un conseiller juridique pour cette étape cruciale.
Immatriculation de la SASU
Une fois les statuts rédigés, il faut constituer le dossier d’immatriculation de la société via le guichet unique des formalités. Cela comprend :
- Le dépôt du capital social (minimum 1 euro),
- La déclaration des bénéficiaires effectifs,
- La publication d’une annonce légale,
- Le dépôt des pièces justificatives (carte d’identité, justificatif de domiciliation…).
Vous recevrez ensuite votre extrait Kbis, attestant de l’existence légale de votre entreprise. Ce document est indispensable pour les démarches suivantes : ouverture de compte bancaire, demande de licence de taxi, assurance professionnelle…
Obtention de la carte professionnelle de taxi
Attention : créer une SASU ne dispense pas de l’obligation de réussir l’examen de chauffeur de taxi. Il vous faut obtenir la carte professionnelle, délivrée par la préfecture après avoir suivi une formation (facultative mais recommandée, souvent de 2 à 3 mois) et réussi les épreuves écrites et pratiques.
Sans cette carte, impossible d’exercer légalement. Même en tant que président de votre propre société, vous devez prouver votre capacité à exercer l’activité de taxi.
Licence de taxi et véhicule
Après la carte, vient la licence. Cette autorisation administrative (ADS) est obligatoire pour pouvoir stationner sur la voie publique et prendre des clients. Elle peut être :
- Gratuite, si vous l’obtenez auprès de votre mairie (mais il peut y avoir de longues listes d’attente),
- Louée, auprès d’un autre chauffeur ou d’une société,
- Achetée, pour un prix pouvant dépasser 100 000 € dans certaines grandes villes.
Votre véhicule doit être conforme à la réglementation : lumineux taxi, horodateur, terminal de carte bancaire, contrôle technique adapté… Un comptable ou un conseiller peut vous aider à estimer les coûts à prévoir (amortissements, entretien, assurance…).
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Obligations fiscales et sociales en SASU taxi
Régime fiscal applicable
La SASU est par défaut soumise à l’IS (impôt sur les sociétés), ce qui signifie que les bénéfices de la société sont imposés à un taux fixe (15% ou 25% selon le CA). Cette fiscalité peut s’avérer avantageuse si vous ne vous versez pas tout de suite une rémunération.
Il est possible d’opter temporairement pour l’IR (impôt sur le revenu), ce qui peut être utile si vous débutez avec peu de frais ou si vous souhaitez déduire des déficits sur vos revenus personnels. Cette option est valable pour 5 ans maximum.
Astuce : Faites une simulation avec votre comptable pour savoir quel régime est le plus avantageux selon votre chiffre d’affaires prévisionnel.
Charges sociales du président
Le président de la SASU est affilié au régime assimilé salarié. Cela signifie :
- Des cotisations sociales plus élevées (environ 70% du salaire net),
- Une protection sociale complète (maladie, retraite, accident du travail, etc.),
- Pas de cotisations si aucune rémunération n’est versée.
C’est un point crucial à prendre en compte dans votre choix de statut. Contrairement à un artisan en micro-entreprise, vous bénéficiez d’une vraie couverture sociale, mais à un coût plus élevé. Là encore, l’accompagnement d’un expert est recommandé.
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SASU taxi ou EURL : quel statut choisir ?
Le match SASU vs EURL fait débat chez les chauffeurs de taxis. Voici les principales différences :
| Critères | SASU | EURL |
| Régime social | Assimilé salarié | Travailleur non salarié |
| Protection sociale | Meilleure | Moins protectrice |
| Cotisations | Plus élevées | Plus faibles |
| Fiscalité | IS par défaut | IR par défaut |
| Souplesse | Plus flexible | Plus rigide |
| Image professionnelle | Plus valorisante | Moins visible |
Le choix dépendra de votre profil. Si vous visez une activité à temps plein, avec développement à moyen terme, la SASU est souvent plus adaptée. Si vous commencez en parallèle d’un autre emploi, l’EURL peut suffire.
Exemple concret : Karim, ancien salarié dans le transport, a créé sa SASU de taxi en région parisienne. Il a pu acheter son véhicule, louer sa licence et bénéficier d’une bonne couverture santé. Grâce à l’IS, il a pu investir une partie de ses bénéfices dans du matériel sans être surimposé. Son comptable l’a aidé à optimiser ses charges et à se rémunérer progressivement.
Créer une SASU pour exercer comme chauffeur de taxi, c’est faire le choix de la sécurité juridique, de la flexibilité et du professionnalisme. Ce statut séduit de plus en plus de taxis qui veulent maîtriser leur activité tout en bénéficiant d’un cadre structuré. N’hésitez pas à faire appel à un expert pour vous accompagner dans votre création d’entreprise taxi, rédiger vos statuts, choisir votre régime fiscal, ou encore financer votre véhicule et votre formation. Chez BVTC, nous sommes là pour vous guider à chaque étape.